Une ambiance de tempête de neige régnait au parlement, en

L`opposition défie l`autorité du président de la Chambre des communes


Une ambiance de tempête de neige régnait au parlement, en ce vendredi de la fin mai, l`opposition ayant saisi une occasion qui s`est présentée à elle pour défier l`autorité du président de la Chambre, Geoff Regan.

Les tensions ont commencé après que le président Regan eut refusé d`écouter le point d`ordre que souhaitait porter à son attention le député néo-démocrate Daniel Blaikie lors d`un débat sur le budget principal des dépenses.

L`élu s`en est offusqué et a bruyamment fait état de son insatisfaction, s`attirant les reproches du président des Communes. Le néo-démocrate, sommé de s`asseoir par Geoff Regan, a crié que non, il n`obtempérerait pas.

« Je ne vais pas m`asseoir, monsieur le président, tant que je n`aurai pas été entendu. (...) C`est mon droit », a-t-on entendu le député Blaikie crier.

« Le député d`Elmwood-Transcona doit revenir à l`ordre. À l`ordre ! Il se pourrait que le député n`ait pas droit de parole pendant un certain temps s`il continue comme cela », a signalé Geoff Regan.

« C`est une menace ! Est-ce que c`est une menace ? Est-ce que c`est une menace ? », a-t-on entendu dans les banquettes de l`opposition conservatrice.

C`est que les conservateurs ont joint la rébellion obstructionniste qui s`est jouée en cette séance du vendredi inhabituellement agitée - les vendredis sont généralement tranquilles, car bon nombre de députés quittent Ottawa les jeudis pour rentrer dans leurs terres.

Le député Pierre Poilievre, reconnu pour sa pugnacité, a été particulièrement prolifique, multipliant les points d`ordre pour défendre le point d`ordre néo-démocrate que le président n`a pas voulu entendre.

« Le point d`ordre (...) a été soulevé en bonne et due forme. C`est clairement un point d`ordre. On parle de 7 milliards $ de dépenses », a-t-il argué.

« Le député a choisi de le faire un vendredi tranquille, par respect pour le travail du Parlement, pour soulever cet enjeu. Il me semble qu`il a opté pour l`approche la moins perturbatrice pour plaider sa cause », a insisté M. Poilievre.

Le président de la Chambre, le libéral Geoff Regan, a maintes fois tenté de rasseoir son autorité, plaidant que les décisions rendues par la présidence « ne peuvent être contestées, sauf avec une motion ».

Les débats procéduraux ont été interrompus par la période des questions quotidienne. Lorsque les échanges ont repris, peu après midi, les esprits auparavant échauffés semblaient s`être légèrement calmés.

Source: lapresse.ca